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L’agriculture et les nouveaux business des légumes : le numérique déroutant …

une_famille_americaine_fait_pousser_3_tonnes_de_nourritures_bio_par_an_dans_son_jardin_dervaesLe titre vient de l’étude de BPI à lire absolument et sur lequel je n’hésiterai pas à vous faire un long article et plus. Ils n’ont pas pris en exemple l’agriculture et la vente des légumes qui connaissent une révolution déroutante. Celle-ci tient du numérique et aussi du retour d’une mémoire collective. Au travers de quelques articles récents, voyons des sujets d’interrogations, des pistes, des réflexions et un sujet déroutant.

Pour commencer, soyons fou et découvrons cette famille américaine, reine d’un jour, expliquant qu’elle est auto suffisante et gagne de l’argent grâce à son jardin de 370 mètres carrés. C’est fou et cela passionne! On parle de jardin bio … Mais n’est-ce pas simplement ce que faisaient une majorité des français jusque dans les années 70. Le jardin ! On redécouvre qu’on peut en vivre, qu’on peut gagner un peu et qu’on sait ce qu’on mange. Le plus incroyable est que cette famille est dans le Centre de San Francisco … Vous imaginez cela en banlieue parisienne ? Article génial à lire : http://re-informe.com/usa-une-famille-fait-pousser-3-tonnes-de-nourriture-bio-par-dans-son-jardinvideo/

 

Pendant ce temps là en France, l’Assemblée Nationale et le Sénat pourraient définitivement imposer un règlement européen de 1994 allant contre les semences de ferme. Pour mémoire, la semence de ferme est le tri que fait l’agriculture au sein de ses graines pour replanter l’année d’après et ainsi éviter de payer de la semence. Système hérité de nos lointains ancêtres mais en contradiction avec tous les laboratoires et entreprises qui créent de nouvelles plantes. Nous sommes dans le même problème que l’industrie musicale avec les copies. Ici, on parle de COV (certificat d’obtention végétale) qui est un dérivé des brevets ou droit de propriété de la semence créée. Si on comprend bien la réalité économique du système qui veut financer la recherche, les conséquences peuvent être graves avec une monopolisation des semences dans les mains de quelques entreprises, une baisse de la diversification des semences, la disparition de certaines, … Au moment où on parle d’Open dans tous les milieux, nous irions à l’inverse. Que penser ? Article simple sur le sujet à lire : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/29/pour-les-agriculteurs-ressemer-sa-propre-recolte-sera-interdit-ou-taxe_1610778_3244.html

 

Si les graines risquent ne plus être libre, le savoir lui va l’être avec la création en France annoncé au Salon International de l’Agriculture de l’AgroCampus qui est le premier mondial MOOC sur le sujet. Un consortium réunissant l’INRA et le CIRAD en est à l’origine. A voir la suite de ce que nous aurons en cours proposés sur cette plateforme. A quand une école 42 de l’agriculture ? Pour en savoir plus : http://live.lesechos.fr/24/0204182000024.php#xtor=CS1-26

 

Manager and teamCeci pourrait vous paraître bien loin d’un business model ou d’un changement fondamental de la vision que nous pouvons avoir du secteur. Mais ce que nous voyons est la rupture brutale et définitive entre un ancien monde fait de développement, se fondant sur des lois, subventions et indicateurs de quantité, de droit de propriété, de limites pour éviter les nouveaux entrants à un nouveau monde open source, de petites structures, travaillant en coopération et en collaboration, acceptant les aléas et se basant d’abord sur les règles naturelles et l’écosystème. Dans cette rupture, on peut prendre d’un côté l’exemple des drones agricoles (exemple à lire) qui peuplent peu à peu nos paysages ruraux et les exploitations dans une vision souvent liée au chacun le sien face au modèle inverse de l’open source comme pour construire son tracteur ou un de ses outils. L’exemple du village global est un sérieux exemple (à lire). Je construis moi-même et je partage mon outil avec les autres. Etonnant de voir se réinventer les CUMA.

 

Mais dans cette évolution ou révolution des modèles, je prenais l’exemple de cette famille américaine qui se voit copiée par une municipalité du Wyoming qui fait elle-même ses légumes dans un jardin verticale sur un mur de parking. Le tout étant financé par du Crowdfunfing, ce sont les citoyens qui reprennent la main sur l’exploitation agricole en ville. A voir, la création de fermes verticales dans les villes pour plus de nature et de plantations (à lire). Cet élan n’est pas qu’américain et on peut voir le développement des jardins dits ouvriers et même en campagne comme des toits végétaux à destination parfois de jardin (Exemple du toit de AgroParisTech.). Paris a de beaux exemples et une belle dynamique.  Pour mémoire, la Mairie de Paris veut avoir 100 hectares de toits et murs végétalisés pour 2020 (pour en savoir plus). Si la mairie est pro active, il est aussi de plus en plus le fait de personnes sur leurs balcons où on voit apparaître des jardins improvisés jusqu’à des poulaillers. Cet article parle du jardin bio sur son balcon pour 100 euros.

 

14082013_legumesMais alors pourquoi aller au supermarché faire ses courses de légumes ? Que me rapporte le marchand de légume ? Et si tout cela, n’était qu’une tendance de bobo parisiens ou londoniens ! Les start up naissent pour proposer des fruits et légumes frais en ville directement chez vous (article sur le sujet). Le SIA en avait de belles représentation.

Le secteur va dans tous les sens. Les Institutionnels ne changent pas ou peu leur vision. Les pouvoirs publics sont ils là pour changer le système ? Doit-on imaginer de continuer à créer des industries de la nourriture et en même temps redonner la liberté à chacun de faire ses semences, de faire son jardin ? Le digital nous rend fou ! Le digital amène la révolution ! Qu’en pensez-vous ?

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