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Le RSE et les 3 « new » : organisation, management et business

Woman engineer in steel plant checking productionUne étude présentée, il y a quelques jours, annonçait 80% d’entreprises du CAC 40 ont mis en place un R.S.E. . Je ne doute pas de ce chiffre et de la qualité de cette étude. Mais pourquoi faire ? Pour faire des communautés de loisir et de rencontre comme dans certains grands groupes pour faire semblant qu’une harmonie existe. Pour créer de l’échange et du dialogue entre les personnes sans autres visions business ? Parce que c’est fun et que c’est à la mode ? Parce que les jeunes qui arrivent veulent ces outils ?

Tout cela n’est pas sérieux. Considérant l’investissement réel à initier dans ce projet, le   Réseau Social d’Entreprise n’a d’intérêt que s’il est opérationnel. Il devient un environnement de création de business, d’innovation, d’écoute terrain/client et de rentabilité très rapidement. Faut-il qu’on lui donne les moyens de le faire. Il ne le fera pas tout seul. La croyance qu’un RSE va tout changer dès qu’on l’aura mis et sans aucun contrôle et sans animation n’est pas envisageable.

Il faut donc mettre en plus de l’outil une organisation et une gouvernance. Les community managers du nouvel intranet ont de fortes similitudes avec leurs cousins de l’internet et ils doivent surtout être à l’écoute des tendances externes et des évolutions. Le collaborateur ne va pas utiliser et parler différemment ces outils en interne. Il faut donc lier les efforts du digital interne et externe. Alors le marketing s’invite dans la dance. Très bonne nouvelle mais personne ne doit gagner un combat fratricide de pouvoir mais s’enrichir par une collaboration de tous les instants entre des acteurs aux objectifs différents.

Cela veut dire une nouvelle façon de manager les équipes de gouvernance des outils et surtout tous les opérationnels. Que devient le manager qui était le seul à tout savoir quand il commence à en savoir moins que les autres ? A quoi sert-il quand les acteurs de son service et de sa direction peuvent s’auto former entre eux, résoudre des problèmes ensemble et innover par opportunisme social ? Il sert toujours mais dans chaque métier son rôle évolue comme la vision que doivent en avoir les collaborateurs. Valider cette démarche, c’est faire confiance dans les collaborateurs. Il faut qu’ils le prouvent et qu’ils acceptent des possibles contrôles.

Mais si je change mon organisation opérationnelle qui va plus vite, qui peut être plus rapidement informée, qui peut agir sans toutes les validations de l’ancienne époque, le business change ! Oui il change et il devient plus en adéquation avec les actuelles attentes des clients. Avec les outils de mobilité, on peut refaire sortir les réseaux des bureaux qui resteront connectés. Les 1er réseaux sociaux d’assurance, de banque, de distribution, … peuvent naître.

Attention, le client et les partenaires deviennent rapidement les premiers vendeurs, collaborateurs et ambassadeurs de votre entreprise. Génial ! mais comment gérer la sécurité, l’harmonie du discours, … et dans quelle organisation ? En répondant à ces questions vous arriverez aux vieux débats de l’entreprise 2.0 et de la place du R.O.I. dans la mise en œuvre d’un R.S.E.

En pleine période de la transformation de notre société, les entreprises essayent de suivre le mouvement dans une période de crise sans précédent. Il faut donc imaginer l’entreprise de demain. Ces environnements vous permettent de mettre en place les prémices de votre nouvelle organisation. Mais soyez clair : il faut que les outils internes servent la productivité et la rentabilité avant tout. Le bien être et l’innovation devraient naturellement venir car ces outils ne portent en eux.

Pour conclure mon article, toutes les entreprises du CAC 40 ne sont pas rentrées dans l’erreur du seul bienêtre. On peut voir de belles réalisations. Cependant le problème de l’international et de la taille sont des facteurs de complexité. Il est plus simple de gérer du collaboratif et du RSE sur de petites structures. Malheureusement, les PME ne sont pas encore assez nombreuses sur cette route.  Souvent un problème de vision et de peur des Directions et Management. Pas simple de vivre la transformation. Pas simple de la décider sans l’appréhender.

Une des pistes est à mon sens de passer au 3.0 en intégrant les informations des ERP et machines dans le RSE pour aller plus loin et avoir une vision de production sociale où l’homme sur la chaine de production va dialoguer en direct sur un point qualité, sur la rapidité, sur une idée, ou comme la personne dans un rayon pour dire que des produits manquent ou marchent, … Et si nos machines et bases de données étaient les premiers créateurs de contenu sur les RSE demain ?

1 commentaire pour “Le RSE et les 3 « new » : organisation, management et business

  1. Maillot

    Bonjour Xavier,

    Je trouve que tes articles sont très pertinents, surtout concernant les entreprises du CAC 40, tu fais preuve d’introspection dans ton analyse.

    Bien à toi
    Alain

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