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La crise sociale n’existe pas ! La gestion courante ne serait-elle pas devenue de la gestion de crise ?

La est une situation de fait qui met une personne ou un contexte dans une position anormale, non prévue, extrême ou difficile qui crée une zone de risques et des dommages ou préjudices.

La crise peut se définir simplement comme une situation anormale dans une temporalité déterminée. Depuis des années, nous sommes bercés par des médias et responsables qui nous parlent de crise. Cependant cela tient d’une vision où la normalité est immobile et non évolutive. Cela n’a jamais été le cas mais les changements connus à l’époque n’entrainaient pas les mêmes échos et surtout le changement sociétal n’était pas aussi rapide.

Prenons un exemple pour identifier la place de la temporalité dans la société où nous vivons :

Un restaurant inconnu voit un de ses clients tomber malade sans avoir fini son repas. Ce qui aurait pu être un incident simple peut signer la mort de l’établissement. Scenario catastrophe : un autre client film la personne ou prend des photos et les passe sur Twitter et Facebook ou Youtube. Dans les 10 minutes, cela peut être des milliers de personnes touchées par l’information. A la suite, vous pouvez imaginer des milliers de commentaires, de mots sur les forums, …

En moins d’une demi-heure, l’incident peut-être sur une chaîne d’information continue et le lendemain dans la presse. Avec la volonté d’aller toujours plus vite, d’être le premier à informer, le contrôle des informations est souvent très limité. Dans ces conditions, la réalité de la maladie de la personne sera réellement connue plusieurs heures ou jours après la sortie du restaurant. L’information aura déjà presque était dépassée et oubliée dans le flux de l’information de l’instant. Pour le restaurant, c’est autre chose…

Nous sommes dans ce cas dans une mais comme on peut le voir dans cet exemple, la crise n’a pas besoin d’être un phénomène extraordinaire, n’a plus besoin d’avoir créé de grands dommages et par contre peut avoir des conséquences graves et durables. Pourquoi durable ? Parce que les traces laissées par cet évènement vont être compliquées à faire disparaître sur internet. Le droit à l’oubli … ?

La crise économique n’est pas une crise. Elle est simplement une sociétale d’ampleur mondiale. En cela, ce qui1314038-Manifestation_de_chômeurs_à_Chicago_en_1934 doit se traiter en actions et communications particulières ne doit se penser que dans une vision long terme, d’évolution et d’adaptation à ce monde qui change.

Les entreprises ne vont plus vendre de la même façon, ne peuvent imaginer leurs relations avec les collaborateurs comme avant, ne doivent plus communiquer avec les managers de façon simplement descendante, … et cela dans un qui doit changer.

Les chefs de projets, les dirigeants, les managers et les communicants doivent s’inscrire dans une approche de gestion de crise. Le cœur de la réflexion passe par le PCA (Plan de Continuité d’Activité) avec une  dose obligatoire de PCMA (Plan de Changement de Modèle d’Activité). (Ne cherchez pas  PCMA, c’est une invention personnelle)

La SNCF a comme concurrent Google. Les taxis contre Uber ne voient pas que c’est aussi Google avec la voiture sans conducteur qui va être leur réel concurrent. AREVA dictait le quotidien d’EDF. EDF reprend la main et a peur de la concurrence. Mais sa réelle concurrence est chaque citoyen qui peut avoir des activités moins énergivore et créer de l’énergie. Les médecins généralistes sont voués à disparaître face à des robots et surtout des applications beaucoup plus précises et personnalisées. Le Monde change !

Les exemples sont nombreux et dans tous les secteurs. Dans ces conditions, nous devons tous nous préparer. Nous devons organiser l’entreprise et sa communication en mode de crise en ayant prévu les risques et en étant sur une base d’arbitrage entre les gains, les risques et les opportunités. Nous faisons de la gestion de crise car c’est le fait de cette accélération du temps qui l’oblige mais ce n’est que de la gestion normale !

Le digital n’est pas la seule raison de cette évolution. Nous sommes les acteurs de ce changement. Nous sommes les fameux consommateurs de l’immédiat. En cela, nous devons changer car nous changeons. Nous ne devons pas commencer nos réflexions par : « c’est impossible », « cela n’arrivera jamais », « il y a des règles », « cela marche ainsi depuis 20 ans », « Attention aux tendances », …

Alors décidons d’élaborer une bonne gestion de crise pour que nous soyons bon au quotidien et durable.

C’est en cela que mon métier n’est pas simple à expliquer. Comment expliquer que l’on imagine, prépare et organise des évènements, des services, des produits, des entreprises et organisations à des faits qui n’ont pas encore eu lieu ? Le plus simple est de se cacher derrière le numérique et aujourd’hui le digital. Cependant ces outils ne sont que ce que nous en faisons.

Les technologies nous amènent une qualité de service incroyable au moment même où nous avons oublié l’homme. Où l’homme a oublié qu’il vivait avec d’autres hommes. Où la fraternité, l’entraide, la solidarité, la compréhension, l’écoute, la différence et l’envie de vivre ensemble sont bien loin des esprits.

Pourtant d’une autre façon les technologies nous amènent à ces valeurs et mécanismes. La seule chose est qu’il faut croire dans le gratuit. Tout travail mérite salaire. Et celui qui attend ce salaire peut décider d’en faire don. Tout a une valeur. la société du moins couteux est la société qui nie la réalité et donc l’homme et la nature.

Les sociétés qui seront là demain et celles qui vont réussir aujourd’hui et demain vont prendre la société comme elle est, vont écouter, vont tenter, vont proposer, vont agir et proposerons de la qualité.

Notre travail : Accompagner ces entreprises qui ont décidé d’accepter le changement et veulent changer.   

(en image, une photographie d’une manifestation à Chicago en 1934 : http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/la_crise_de_1929/187370)

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